Q-R comme…


Quedalle :
C’est le seul mot en q que j’ai à vous proposer en Q…

Rabattre/rabattage :
Wikipédia nous dit: Tailler (un arbre, une branche) de manière qu’il ne soit plus aussi élevé ou que ce qui reste soit plus vigoureux.

Opération parfois nécessaire, notamment pour rajeunir un vieux lilas ou autre arbuste (*), le rabattage consiste à couper toutes les branches sur une hauteur variable (maximum 1/3 de la branche pour respecter la plante) ou à rabattre au niveau du sol une partie des vieilles branches (1/3 maximum aussi). Le but de l’opération est de favoriser la pousse de nouvelles branches pour rajeunir la plante (ou dans une formation en taillis (cfr recépage)). C’est donc tout l’inverse d’une taille douce.

Notes pour ceux qui veulent rabattre un arbre car il est trop haut, fait trop de feuilles, ou gâche la vue… : C’est une très mauvaise idée ! C’est une opération très traumatisante pour un arbre et si ce n’est pas une espèce qui la supporte vous allez provoquer sa mort, celle-ci prendra son temps pour se manifester mais vous en serez bel et bien le responsable. De plus, ce genre de taille provoque le débourrement de nombreuses branches, vous obtiendrez donc l’effet inverse de celui escompté 2 à 3 an plus tard (plus de feuilles, moins de vue,…), enfin, vous déstabilisez l’arbre dans sa croissance, provoquant un déséquilibre racinaire, bref un arbre plus sujet à la chute ou aux bris de branches en cas d’intempéries…  Certains élagueurs n’auront aucuns scrupules à faire ce genre de massacre !
Il vaut mieux bien choisir une essence dont les dimensions à l’âge adulte sont adaptées à l’endroit de plantation.

Ce magnifique saule pleureur a été planté au mauvais endroit (trop près d’une ligne électrique), son propriétaire voulant remédier au problème et diminuer sa corvée de ramassage de feuilles mortes a décidé de le rabattre sérieusement. Mauvaise idée! Le saule est une essence qui supporte ce genre de coupe et sa repousse est très vigoureuse et finira bien vite par atteindre la même amplitude mais avec bien plus de branches… Un élagage plus délicat et ciblé aurait mieux et plus durablement solutionné le problème tout en respectant l’arbre, mais ça, tous ceux qui se disent « élagueurs » ne savent pas le faire…
photo 1 mois avant puis 1 an après le « massacre ».

Racine :
Wikipédia nous dit: la racine est l’organe souterrain d’une plante servant à la fixer au sol et à y puiser des éléments nutritifs nécessaires.

Une racine sert à ancrer la plante au sol (ou tout autre substrat) et lui permet d’y puiser ses nutriments. Mais les racines sont bien plus que cela, leur environnement souterrain (la rhizosphère) est propice à la vie, c’est un lieu d’échange avec les microorganismes du sol (notamment avec les champignons via les mycorhizes), un lieu de connexions pour peu que l’on jardine sur sol vivant!

Radicelle :
Wikipédia nous dit: Les radicelles d’une plante font partie de ses racines. Ce sont des racines très fines et importantes car elles assurent une grande partie de l’absorption des sels minéraux et de l’eau, apportant la matière première à la plante par la production de sève brute.

Non, les radicelles ne sont pas de petits radis…

Rame :
Wikipédia nous dit: une rame, petit branchage que l’on plante en terre pour servir de tuteur à des pois, à des haricots, etc.

Ce ne sont donc pas les haricots qui rament, mais bien leur support…

Rameau/ramule/ramille :
Wikipédia nous dit: Un rameau, en botanique, est une subdivision (ramification), plus petite, d’axes végétatifs ramifiés des plantes. En général, il désigne une ramification latérale de nature caulinaire, développée à partir d’un bourgeon et portant ou non des feuilles. Il s’agit d’une petite branche (rameau lignifié) chez les plantes ligneuses, ou plus généralement l’axe secondaire d’un axe feuillé principal (non ligneux) chez les plantes.
La ramule ou ramuscule désigne un jeune rameau.
La ramille est un petit rameau non ramifié. La brindille est un jeune et grêle rameau, vif ou desséché.

Les divisions ça fait toujours mal à la tête…

Recépage :
Wikipédia nous dit: Le taillis est un peuplement forestier d’arbres issus de la reproduction végétative d’une souche, où plusieurs bourgeons adventifs ou proventifs ont pu se développer après avoir reçu un apport massif de sève brute, donnant ainsi plusieurs tiges nouvelles (les rejets de souche) ou des drageons, et dont la perpétuation est obtenue par des coupes de rajeunissement.
L’ensemble des tiges d’une même souche se nomme cépée, chaque tige étant appelée brin de cépée. La cépée peut se former naturellement (sureau noir, noisetier, fusain d’Europe…) ou à la suite du recépage (ou recepage) du tronc d’un arbre (châtaignier, hêtre…) ou d’un arbuste, technique consistant à couper ces ligneux au ras du sol afin de permettre la formation de rejets de souche et parfois de drageons sur les racines traçantes. Par extension, les forestiers emploient l’expression recépage naturel lorsque la souche d’un arbre brisé ou brûlé émet des rejets. Le traitement en taillis est le fait de couper les cépées (recépage) et de les laisser repousser.

Le recépage, coupe d’un arbre au niveau de la partie basse de son tronc pour lui permettre de repartir en de nombreuses pousses appelées cépées, peut aussi être pratiqué au jardin, sur un ou plusieurs sujets, cela permet de se fournir facilement en petit bois ou en perches/piquets ou autres ustensiles en bois que la production de ces vigoureuses branches permet. Tout comme le rabattage, toutes les variétés ne se prêtent pas à l’opération,

Cet érable pousse au mauvais endroit mas a été repéré trop tard que pour pouvoir le déraciner. Ce n’est pas grave, je le recèpe tous les 2 ou 3 ans et me sert de ses tiges pour de nombreuses utilisations.

Remontant :
Wikipédia nous dit: Une plante est dite remontante quand, après une première floraison ou fructification, elle est capable de refleurir et refructifier dans le même cycle végétatif.

Si vous souhaitez une floraison prolongée, optez pour un rosier remontant. Et pour les plus gourmands, les framboisiers ou fraisiers remontants vous permettront plusieurs récoltes.

Rempoter :
Wikipédia nous dit: (Jardinage) Remettre une plante dans un pot, la changer de pot parce qu’il est devenu trop petit ou que la terre est épuisée.

Dans un pot, contrairement à un sol bien nourrit, les nutriments s’épuisent et ne sont pas recyclés, il est donc important de renouveler régulièrement le substrat (en général 1X/an) en rempotant nos plantes. Cette opération permet en même temps de changer de pot et de le remplacer par un de diamètre légèrement supérieur, ceci afin de permettre le bon développement racinaire de la plante tout en contenant une éventuelle croissance trop dynamique. Exemple de rempotage réalisé magistralement par votre coach dans l’article sur les orchidées.

Repiquage/ repiquer :
Wikipédia nous dit: Dans l’agriculture et le jardinage, un repiquage, appelé aussi transplantation ou replantation est une technique qui consiste à déplanter un végétal (appelé en cette circonstance transplant) et à le replanter dans un autre substrat de culture ou un autre endroit. Le plus souvent, il s’agit d’un jeune semis cultivé dans des conditions optimales, comme dans une serre ou une pépinière, qui est replanté dans un contenant (terrine, bac, en couche, pot rigide ou souple : godet, plateau alvéolé, motte) ou en pleine terre.

Que ce soit au jardin d’ornement ou au potager, chaque mois je vous dis quoi repiquer.

Ressuiement/ ressuyé :
Wikipédia nous dit: Ressuyé est l’état d’un sol mouillé qui a progressivement séché. L’eau, après une pluie, a quitté les pores les plus gros du sol pour ne rester que dans les plus petits. Un sol ressuyé permet aux racines des plantes de respirer à nouveau correctement, tout en étant suffisamment humide. Au jardin, on désigne par ressuyage du sol le fait de le laisser sécher après la pluie, par évaporation en surface, et par drainage en profondeur. Un sol non ressuyé n’est pas propre aux travaux de jardinage, ni même à la circulation du jardinier. En effet un sol gorgé d’eau se compacte sous le simple piétinement ou le passage d’un outil. Cela suffit à écraser les limons, sables et argiles qui le composent et à les faire adhérer entre eux. Les interstices microscopiques qui séparent ces éléments ainsi que les galeries de la pédofaune s’aplatissent. L’air est chassé, ne peut plus circuler, ce qui freine le développement des êtres vivants aérobies (micro-organismes et macro-organismes) peut occasionner le pourrissement des tissus végétaux (racines). Par ailleurs, le sol compacté va coller aux outils et bottes, rendre l’émiettage du sol difficile et entraîner une préparation du sol grossière et insatisfaisante.
À l’inverse, un sol ressuyé peut facilement être travaillé par binage ou griffage. L’air, les éléments nutritifs et l’oxygène circulent alors librement. Les racines s’y développent sans entraves. La terre ressuyée supporte aussi la pression sans trop se déformer, car elle n’est pas destructurée.
Le développement de la pédofaune (dont les vers de terre) par la couverture du sol par un paillis permanent permet d’aérer et d’éviter le tassement du sol, donc de faciliter son ressuyage naturel pour les terres difficiles qui ont tendance à s’agglomérer comme les terres argileuses.

Wiki devient de plus en plus « perma » en parlant ainsi de sol vivant ! Mais il n’est pas poète car il n’a pas parlé de la terre Amoureuse, au printemps, quand elle est suffisamment réchauffée et ressuyée.

Rhizome :
Wikipédia nous dit: Le rhizome est la tige souterraine et parfois subaquatique remplie de réserve alimentaire (ex : chez Iris pseudacorus) de certaines plantes vivaces.

Le rhizome est une tige/racine souterraine qui permet le développement de la plante via l’émergence de nouvelles tiges aériennes chez certaines espèces comme les bambous, framboisiers, iris,…

Rotation :
Wikipédia nous dit: La rotation culturale (ou rotation des cultures) est, en agriculture, la suite de cultures échelonnées au fil des années sur une même parcelle. C’est un élément important de la gestion de la fertilité des sols et des bioagresseurs, et donc un atout pour l’augmentation des rendements.

Je vous en parle plus longuement dans mon article sur la rotation des cultures.

Rotation des cultures par types de légumes.

Rusticité/rustique :
Une zone de rusticité est une zone géographique dans laquelle une catégorie spécifique de plante est capable de vivre, c’est-à-dire de supporter les températures minimales hivernales de cette zone. Le système le plus communément utilisé est appelé système USDA, mais n’est pas le seul.

Afin de bien réussir ses plantations, il est important de choisir des plantes rustiques, c’est-à-dire pouvant supporter les températures hivernales de la zone. En Belgique, selon les régions, nous sommes en zones 8 ou 7.

Échelle de température des zones de rusticité.

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