S comme…


Sarclage / sarcler / sarcleur :
Wikipédia nous dit : Le sarclage consiste à couper avec un sarcloir ou à enlever à la binette les herbes indésirables présentes dans une culture. Les plantes sarclées désignent ces cultures à binages ou sarclages (pomme de terre, betterave, carotte…).
Il est recommandé de procéder au sarclage au début du printemps pour éliminer les adventices dès leur apparition, avant qu’elles ne deviennent trop nuisibles.

Un élément, plusieurs fonctions !  Le sarclage consiste à désherber en raclant le sol en superficie alors que le binage consiste à aérer le sol sans nécessairement désherber, pour faciliter la respiration racinaire des plantes cultivées. Les deux opérations peuvent se faire avec le même outil : le sarcloir. Un bon mulch assurera aussi ces deux fonctions, et même bien plus !

Sauvageon :
Wikipédia nous dit : Les sauvageons (espèces végétales faisant partie de la flore sauvage ; n’ayant fait l’objet d’aucune sélection humaine) utilisés comme porte-greffes ont poussé spontanément dans la nature ; ils sont prélevés ou laissés en place et greffés. Ces espèces peuvent aussi avoir été multipliées par l’homme de toutes les façons classiques.

Les sauvageons sont les plantes qui servent de porte-greffes ils sont plus adaptés que les variétés greffées pour s’enraciner dans le sol et assurer une bonne alimentation à la plante, ce qui permet l’obtention de plantes plus vigoureuses et résistantes. De ces sauvageons peuvent rejaillir des gourmands. Il est conseillé de supprimer ceux-ci pour ne pas qu’ils se développent aux détriments de la partie greffée. Si vous voulez mon avis, tout dépend de la situation… si la greffe se porte bien, alors oui, je supprime les gourmands dès leur apparition pour pouvoir effectuer une taille douce. Mais je trouve aussi qu’il peut être bien plus intéressant de laisser le sauvageon reprendre le dessus quand la partie greffée dépéri ou ne s’épanoui pas correctement, je préfère un rosier sauvage bien vigoureux à un rosier horticole greffé qui périclite et se chope toutes les maladies !

Un rosier horticole se tenait là avant… toujours plein de rouille et défeuillé..; Je ne regrette pas d’avoir laisser ses gourmands prendre le dessus, le sauvageon est bien plus beau!

Scarification / scarifier / scarificateur:
Wikipédia nous dit : En jardinage, la scarification désigne, soit l’action de griffer les pelouses pour aérer le sol et retirer la couche de feutrage et de mousse qui se forme au niveau des racines et qui asphyxie le gazon, soit le traitement des graines pour faciliter leur germination, voir scarification (germination).

Un même mot nous indique ici deux choses bien différentes :
Scarifier sa pelouse permet d’obtenir un beau gazon (ce qui ne signifie pas green de golf !).
Scarifier une graine consiste à endommager volontairement le tégument de la graine (en frottant avec du papier de verre par exemple) afin de permettre une meilleure absorption de l’eau nécessaire à la germination. Il existe plusieurs techniques pour scarifier des graines (mécanique, thermique ou chimique). Personnellement, je préfère laisser faire la Nature et son travail hivernal que de m’amuser à frotter mes graines… la plupart du temps, je les sème à peine récoltées (sauf celles des légumes qui ont rarement besoin d’être scarifiées ou alors par simple trempage).

Scion :
Wikipédia nous dit : En arboriculture, un scion est le jeune rameau flexible, allongé, qui résulte du développement de la pousse de l’année, issue de l’œil terminal du scion de l’année précédente. Par extension, un semis d’un an est aussi appelé scion puisqu’il est uniquement constitué d’une pousse d’un an.

Le scion est un tout jeune arbre à peine sorti de terre et encore dépourvu de ramification.
C’est aussi un jeux de rôle ! Comment ça hors-sujet ?

Scion d’érable pourpre émergeant d’un rhododendron…

Sève :
Wikipédia nous dit : En botanique et en physiologie végétale, la sève est le milieu liquide qui circule grâce à des cellules spécialisées appelées « vaisseaux », entre les différents organes des plantes permettant de transporter les éléments nutritifs nécessaires à leur croissance et redistribuer les substances organiques élaborées par la photosynthèse. Il existe deux types de sèves : la sève élaborée et la sève brute.

La sève est chez la plante l’équivalent du sang chez nous. Donc oui, on peut blesser une plante et la faire saigner… Les plantes sont d’ailleurs certainement bien plus sensibles que nous !

Sevrer :
Wikipédia nous dit : (Arboriculture) Séparer de l’arbre, de la plante-mère, en parlant d’une marcotte.
À l’automne ou au printemps suivant, après avoir vérifié l’importance de l’enracinement, sevrez la marcotte et plantez.

Tel le médecin qui coupe un cordon ombilical, le sevrage consiste à couper le lien qui relie la plante mère de sa progéniture lors du marcottage (technique de multiplication végétative).

Sol :
Wikipédia nous dit : le sol est la couche terrestre la plus superficielle ; la discipline géologique qui étudient les sols est la pédologie.

Un sol est bien plus que cela ! C’est un organisme vivant à lui tout seul ! Un organisme qui recycle la matière organique morte, un véritable système digestif qui digère ces déchets et les restitue aux êtres vivants, c’est un plancher sur lequel on bâti nos vies, c’est un immeuble dans les étages duquel habitent d’innombrables êtres vivants, c’est une réserve naturelle qui boit l’eau et évite les inondations, c’est le socle de la vie pour peu qu’on le respecte !!!

Un sol c’est vivant, c’est la vie!

Spermaphyte :
Wikipédia nous dit : Les Spermatophytines, Spermatophytes, ou Spermaphytes, la division des Spermatophyta, la sous-division des Spermatophytina, ou bien la classe des Spermatopsida, anciennement appelés phanérogames, sont les plantes qui produisent des graines (plantes à graines).
L’apparition de la graine est une étape importante dans l’histoire de l’évolution des plantes. On retrouve dans la graine tous les éléments condensés qui permettent aux bryophytes et ptéridophytes de se reproduire. Simplement les éléments de dissémination ne sont plus les spores issues du sporophyte, mais directement les gamétophytes : -gamétophyte mâle immature sous forme de grain de pollen. -gamétophyte femelle portant après la fécondation un embryon, gamétophyte lui-même contenu dans les téguments du mégasporange, l’ensemble constituant une graine.

Parmi les spermaphytes, certains ont des graines nues (embryon entouré de l’albumen et d’un tissu de protection): ce sont les Gymnospermes avec 4 embranchements actuels.
D’autres, développant en plus une double fécondation produisant des tissus nourriciers supplémentaires, protègent leurs graines à l’intérieur de l’ovaire qui donnera le fruit : ce sont les Angiospermes avec l’embranchement des Magnoliophyta.
Ces innovations expliquent le succès évolutif des plantes à graines comprenant les Angiospermes (370 000 espèces) et Gymnospermes (800 espèces) et qui ont évolué pour donner les lignées les plus diverses parmi les plantes vasculaires.

Si vous ne retenez que le fait que les spermaphytes sont des plantes à graines, c’est déjà bien !
Le reste appartient au merveilleux monde de la généalogie en botanique.

Spore :
Wikipédia nous dit : En biologie, une spore (grec ancien σπορά [sporá] « ensemencement, semence ») est une cellule ou plus rarement une formation pluricellulaire reproductive (elle donne un nouvel individu par reproduction asexuée ou sexuée). Elle constitue une des étapes du cycle de vie de nombreuses bactéries, plantes, algues, champignons, voire de certains protozoaires.

Une spore est une cellule reproductive utilisée aussi bien par les spermaphytes que les bryophytes (mousses) et les ptéridophytes (fougères).

Stolon :
Wikipédia nous dit : Le stolon est un organe végétal de multiplication végétative (forme de multiplication asexuée chez les végétaux). C’est une tige aérienne rampante ou arquée (lorsqu’elle est souterraine, on parle plus spécifiquement de drageon), contrairement au rhizome qui est une tige tubérisée souterraine et parfois subaquatique. Il pousse au niveau du sol ou dans le sol et ne porte pas de feuilles ou uniquement des feuilles réduites à des écailles. Au niveau d’un nœud, il donne naissance à une nouvelle plante et, contrairement aux tiges radicantes, c’est à son extrémité, souvent au contact du sol. A travers le stolon, la plante mère alimente la plante fille jusqu’à ce que cette dernière soit capable de produire ses propres biomolécules. Alors le stolon s’assèche et la plante fille devient indépendante. Notons que la plante fille est donc un clone. Une technique de multiplication des végétaux tire parti de cet organe : le marcottage.

Le stolon est une tige qui permet à la plante de se marcotter naturellement. Les fraisiers, par exemple, se clonent naturellement de cette manière.

Stratification:
Wikipédia nous dit : La stratification est la disposition en couches et classes superposées:
En agriculture, la stratification est un procédé technique permettant de lever la dormance ; la stratification froide étant destinée à imiter artificiellement les conditions hivernales pour amorcer la germination. On parle aussi de stratification de la végétation pour différencier les espèces selon leur taille.
En géologie, la stratigraphie étudie la disposition des roches en strates après stratification.

Tout comme la scarification, la stratification a pour but de lever la dormance des graines. Un petit tour au frigidaire ou au congélateur permet de bluffer la graine et lui fait croire qu’elle vient de passer l’hiver et qu’il est temps de se réveiller. On fait aussi des stratifications à chaud.

La stratification en différentes strates indiquent aussi les types de végétations classés selon la hauteur, ou les différentes couches de terres et de roches selon leur nature et leur profondeur.

Substrat :
Wikipédia nous dit : en horticulture, un substrat ou support de culture permet la fixation des racines d’une plante.

Même de l’inhospitalière laine de verre peut servir de substrat tant que les racines des plantes peuvent s’y développer. Je ne sais pas vous, mais je préfère jardiner sur sol vivant plutôt que de jouer au chimiste avec de l’hydroponie (culture sur substrat inerte).

La terre n’est pas toujours le substrat adéquat, comme pour ces orchidées qui préfèrent un mélange de tourbe et d’écorces.

Surfaçage :
Wikipédia nous dit :... Rien du tout…

Le surfaçage d’une plante en pot consiste à enlever l’ancienne couche de terreau en surface des pots puis de la remplacer par une couche de terreau neuf plus nutritif.  Visiblement wiki ne connait pas cette technique qui permet de renouveler le substrat d’une plante sans devoir la rempoter. C’est pourtant pratique pour quand il s’agit de plantes de grandes dimensions dont les pots sont durs à soulever (ou à trouver en plus grand).

Systémique (traitement ou produit) :
Wikipédia nous dit : Un traitement systémique (parfois appelé « endothérapie ») est un traitement préventif, curatif ou destructif réalisé généralement au moyen d’un produit chimique destiné à pénétrer à l’intérieur un organisme pour le guérir, le détruire ou le protéger contre certains de ses agresseurs. Les traitements systémiques se sont beaucoup développés au cours des dernières décennies en agriculture (insecticides, herbicides…) et en médecine (chimiothérapie…). En agriculture, de nombreux produits sont actuellement utilisés. La molécule active est absorbée par la plante, au cours de la germination de la graine, par les feuilles ou les racines, puis elle circule dans le système vasculaire de la plante. Les traitements peuvent être effectués sur les semences, par arrosage ou pulvérisation ou simple contact sur le feuillage ou les racines (fumigation), par injection dans le tronc des arbres…).

Les traitements systémiques : des traitements issus du génie de l’homme au service de l’homme… ou pas ! Voici donc le sujet de votre dissertation…

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.