O comme…


Œil :
Wikipédia nous dit: l’œil, en botanique, bourgeon non développé .

Quand je vous dis de tailler au-dessus de l’ œil, je ne vous incite pas à jouer la scène du film Hannibal où Manson Verger abuse du Poppers, je vous parle bien sûr du bourgeon de la tige.

Oeil de framboisier.

Officinal :
Wikipédia nous redirige vers: Pharmacie.

Beaucoup ont tendance à l’oublier, mais notre pharmacie moderne tire son origine des plantes !
De nombreuses plantes de nos jardins peuvent, en effet, nous maintenir en forme et même nous soigner. Les anciens n’avaient pas de pharmacie mais bien des jardins de plantes médicinales.

 Et pour savoir lesquelles ont des bienfaits pour notre santé, il suffit de se pencher sur leur nom latin. Toutes les plantes dont le nom contient « officinalis » sont utilisées en pharmacie : Sauge (Salva officinalis), soucis (Calendula officinalis), consoude (Symphytum officinalis), romarin (Rosmarinus officinalis),… n’en sont que quelques exemples !
Bien sûr, on ne les utilisera pas sans bien les connaitre et sans l’avis d’un médecin.
Si vous souhaitez mieux connaitre les utilisations des plantes de nos jardins en ma compagnie, sachez que je vous propose des ateliers sur leurs bienfaits tout au long de la belle saison.

Voici l’officine de mon jardin!

Oïdium :
Wikipédia nous dit: L’oïdium, appelé aussi pourriture blanche ou maladie du blanc, est le nom générique donné à une série de maladies cryptogamiques causées par la forme asexuée de certains champignons ascomycètes appartenant à l’ordre des Erysiphales et à la famille des érysiphacées. Ces champignons sont responsables d’épiphyties qui parasitent, de manière plus ou moins spécifique, diverses espèces de plantes cultivées.
Bien connu des jardiniers, des pépiniéristes et des agriculteurs, cette maladie des plantes s’attaque principalement à certaines espèces d’arbres comme le chêne, l’érable, le cognassier, le pommier ou l’aubépine qui y sont particulièrement sensibles. Elle se manifeste, comme la rouille, par des sortes de pustules apparaissant sur les organes aériens (feuilles, bourgeons, fruits), et qui peuvent se développer pour former un feutrage blanc (correspondant au développement d’un mycélium poudreux épiphytique) sur lequel est parfois observé des points ou masses colorées, organes de reproduction sexuée généralement produits qu’en fin de saison, ou lorsque les conditions du milieu sont favorables à leur formation. Cette maladie des plantes est causée par des champignons phytopathogènes qui sont des parasites obligatoires biotrophes.

L’oïdium est, comme nous l’explique wiki, un ensemble de maladies cryptogamiques reconnaissable par leur feutrage blanc recouvrant les feuilles des plantes atteintes. Et comme le précise bien wiki, ces champignons phytopathogènes sont biotrophes, c’est-à-dire qu’ils se nourrissent sur une plante vivante, sans la nécroser (la tuer) comme le mildiou. Cette maladie affecte le plus souvent les plantes en fin de vie (quand vos courgettes ne vont de toute façon plus donner grand-chose), le plus souvent il est donc inutile de traiter.
Par contre, lorsque l’oïdium affecte un jeune plant, avant de traiter, demandez- vous plutôt ce qui a affaiblit votre plante pour qu’elle soit ainsi précocement touchée. Et si c’est une plante vivace qui est touchée, comme votre vigne, plutôt que de vous ruer sur la bouillie bordelaise (qui pour rappel est nocive pour la vie du sol), traitez simplement avec du lait (méthode expliquée dans l’article « la bouillie borderline de Bébert« ).

Oïdium sur courges.

Oligoéléments :
Wikipédia nous dit: Un oligo-élément est un sel minéral nécessaire à la vie d’un organisme, mais en quantité très faible, inférieure à 1 ppm (1 mg par kg de poids corporel).
Les oligo-éléments possèdent une toxicité pour l’organisme lorsqu’ils sont présents à des taux trop élevés. L’effet d’un oligo-élément dépend de la dose d’apport. Lorsque l’oligo-élément est dit essentiel, une carence ou au contraire un apport excessif peuvent entraîner des troubles sérieux.

Comme nous, les plantes nécessitent des oligoéléments pour subvenir à leurs besoins.  Et comme nous, un excès de ces éléments nutritifs (bore, calcium, chlore, cuivre, fer, manganèse, molybdène, zinc) leur est néfaste.  Un sol fertile et bien nourrit (mulché) contient naturellement les quantités de ces oligoéléments nécessaires au bon développement des plantes, alors inutile de jouer aux apprentis sorciers en en rajoutant !

Ombelle :
Wikipédia nous dit: L’ombelle est une inflorescence simple dans laquelle les pédoncules floraux sont tous insérés au même point de la tige, et les fleurs sont toutes disposées sur une même surface sphérique, ou parfois plane. C’est en quelque sorte un corymbe dans lequel l’axe s’est condensé en un point. C’est l’inflorescence typique des Ombellifères (ou Apiacées), mais on la rencontre dans d’autres familles (exemple : le lierre).

L’ombelle est le nom donné aux inflorescences dont les tiges (pédoncules) et la disposition des fleurs nous font penser à un parasol, une ombelle. Ces inflorescences se sont développées ainsi au fil des siècles pour accueillir au mieux les insectes pollinisateurs, leur offrant un plateau d’atterrissage idéal pour fréquenter leur drive-in préféré. Vous l’aurez donc compris, les plantes dont les inflorescences sont en ombelles sont généralement mellifères.

Ombelle de carotte.

Ombre :
Wikipédia nous dit: Une ombre est une zone sombre créée par l’interposition d’un objet opaque entre une source de lumière et une surface qu’éclaire cette lumière. Elle se matérialise par une silhouette sans épaisseur.

Vous savez bien sûr ce qu’est une ombre, mais connaissez-vous l’importance de celle-ci au jardin ?
Si certaines plantes la redoutent, d’autres l’affectionnent, le choix de nos plantations va donc être influencé par la présence, ou non, d’ombre dans les parterres que l’on souhaite fleurir.
De plus, il y a ombre et ombre ! En effet, l’ombre diffuse engendrée par un saule pleureur n’impactera pas de la même manière celle, impénétrable aux rayons du soleil, d’un épicéa.
Même nos légumes peuvent apprécier l’ombre, surtout avec les canicules que l’on connait ces dernières années… Nous aussi d’ailleurs !
Savoir jouer avec les ombres, voire en créer, est donc une chose importante lors de la conception de son jardin.

Ortie :
Wikipédia nous dit: Les orties (Urtica) sont un genre de la famille des Urticacées qui regroupe une trentaine d’espèces de plantes herbacées à feuilles velues. On en trouve 11 en Europe dont 5 en France. En Europe de l’Ouest, les espèces les plus courantes sont la grande ortie (Urtica dioica, 50 cm à 1 mètre, vivace) et l’ortie brûlante (Urtica urens, moins de 50 cm, annuelle). Urtica pilulifera (ortie à pilules, ortie romaine) se rencontre dans le midi et l’ouest de la France, Urtica membranacea (ortie membraneuse) se rencontre dans le midi méditerranéen et Urtica atrovirens uniquement en Corse.
La grande ortie et l’ortie brûlante (feuilles et racines) sont utilisées comme des plantes médicinales. Les feuilles sont couramment utilisées comme toniques, dépuratives, diurétiques, anti-inflammatoires (douleurs rhumatismales). La grande ortie est également très utilisée à des fins alimentaires, industrielles (pour sa fibre) et agricoles (en tant qu’engrais vert et insecticide).

L’ortie est une de mes plantes préférée au jardin ! Je l’aime tellement que je lui consacre un atelier !
Non seulement elle est comestible, médicinale et permet de fortifier les plantes du potager, mais en plus, les massifs d’orties sont de véritables niches écologiques accueillant une biodiversité incroyables. Une centaine d’espèces environ, appartenant  à des ordres très différents, y trouvent nourriture et abri. Pas moins d’une trentaine d’insectes leur sont d’ailleurs entièrement inféodés, cela veut dire que sans ortie, ces espèces ne savent pas vivre ! De nouveau, les noms latins sont de bons indicateurs pour nous révéler à quels points certaines espèces ont besoin de l’ortie : Phyllobius urticae – un magnifique petit charancçon turquoise, Aglais urticae  – le papillon « petite tortue », Trioza urticae – un psylle, Eupterix urticae – une cicadelle,…

Alors, plutôt que de les arracher systématiquement, laissez quelques coins de votre jardin se faire coloniser par les orties. Et lorsque vous devrez les désherber pour en contrôler l’expansion, profitez-en pour vous faire une bonne quiche à l’ortie comme souper !

Les orties ont leurs coins réservés au jardin, ici avec du lamier blanc.

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