N comme…


Nécrose :
Wikipédia nous dit: La nécrose est une forme de dégât cellulaire qui mène à la mort prématurée et non programmée des cellules dans le tissu vivant.

Une nécrose c’est quand les cellules meurent, suite par exemple à une maladie. La nécrose est évolutive, elle s’étend sur le tissu ou l’organe infecté de cellule en cellule, c’est pour cela qu’il vaut généralement mieux couper la partie infectée (et pas que chez les plantes…).

Nécrose foliaire provoquée par le botrytis de la féverole.

Nectar :
Wikipédia nous dit: En botanique, le nectar est un liquide sucré sécrété par les fleurs.

Le nectar est encore une merveilleuse invention de la nature !
Afin de compenser le manque de mobilité des plantes, celles-ci ont développées différentes stratégies pour assurer leurs besoins ; la production de nectar en est une.
Cette substance sucrée (riche en glucides), plus ou moins visqueuse, sécrété par les nectaires des plantes (généralement dans la fleur) permet aux plantes d’attirer à elles des visiteurs qui leurs seront utiles.
Le nectar fabriqué par les plantes est de composition variée en fonction de l’espèce qui le produit.
Le plus souvent il possède, par son goût ou son odeur, un pouvoir d’attraction sur les insectes (abeille, papillon, …),
certains oiseaux (oiseaux-mouches, …) ou  même certains mammifères (petits marsupiaux, chauve-souris) qui y trouvent une source de nourriture (le nectar est d’ailleurs la matière première pour le miel). En venant s’alimenter sur la plante, ils permettent sa fécondation et favorisent la pollinisation mutualiste par récompense.
Mais cela peu aller plus loin ! Le nectar peut également contenir des composants aux propriétés répulsives ou toxiques pour des visiteurs particuliers. Ce faisant, la plante encourage la visite de pollinisateurs spécifiques résistants à ces toxines, ce qui augmente la probabilité que son pollen se retrouve sur un individu de son espèce.
Le nectar peut également être produit pour attirer des insectes utiles dans la défense des plantes contre les herbivores.

Morosphynx en quête du précieux nectar….

Nématode :
Wikipédia nous dit: Les nématodes (Nematoda), ou vers ronds, constituent un embranchement de vers non segmentés. Classés parmi les ecdysozoaires, ils sont recouverts d’une épaisse cuticule. Ils mènent une vie « libre » (dans les sols, l’eau, les sédiments, le bois mort et d’autres formes de nécromasse où ils sont détritivores ou micro-prédateurs). De nombreuses espèces ont une vie parasitaire, les phytoparasites au sein d’organismes fongiques, végétaux ou animaux. Dans ce dernier cas, ils sont le plus souvent des parasites gastro-intestinaux, ils sont donc néfastes au bon fonctionnement des cycles du sol et aux plantes, mais quelques espèces colonisent d’autres types de tissus, musculaires notamment.

Contrairement à notre bon vieux lombric, les nématodes sont des vers ronds, certes, mais non segmentés ; ils constituent un embranchement bien à part et représentent une grande part de la diversité biologique sur terre car, en termes de nombre, ils constituent les 4/5 du règne animal !
Si la plupart des nématodes sont de très petites tailles (certains moins d’1 mm), certains d’entres-eux comme les parasites intestinaux de baleine peuvent atteindre jusqu’à 7 m de long. En effet de nombreuses espèces de nématodes ont une vie parasitaire au sein d’organismes aussi variés que les champignons, les végétaux ou encore les animaux. Ce qui n’en fait pas spécialement des ennemis du jardinier ! Si certains s’en prennent effectivement aux plantes, d’autres sont utilisés en lutte biologique contre les limaces ou autres ravageurs…
Ils jouent aussi un rôle très important dans la nutrition des plantes en leur mettant à disposition des éléments minéraux indispensables (comme l’azote) issus de leur digestion après prédation de petits organismes vivants (bactéries, champignons, algues, limaces, protozoaires,…) ou morts, ils ont d’ailleurs un rôle essentiel dans la chaine de décomposition de la matière organique. Alors Wiki, néfastent les nématodes? ça dépend lesquels….

Nématodes vus au microscope.

Nervure :
Wikipédia nous dit: Les nervures d’une feuille sont des pièces foliaires correspondant aux prolongements du pétiole dans le limbe foliaire. Elles sont aussi le prolongement du pédoncule des éléments foliacés (sépale, pétale, bractée). L’ensemble des nervures d’une feuille est la nervuration. Celle-ci fait partie des critères de diagnose.

Les nervures sont l’équivalent chez les plantes de nos veines ; elles servent à acheminer la sève dans la feuille. Elles forment des faisceaux saillants qui parcourent le limbe(*) de la feuille, on les voit souvent mieux sous la feuille. Leur disposition est généralement un des éléments clefs pour identifier une plante.

Nervures.

Neutrophile :
Wikipédia nous dit: Un neutrophile est un organisme qui se développe dans un environnement au pH neutre (ou relativement neutre). Un organisme neutrocline est un organisme neutrophile supportant des conditions
légèrement basiques ou acides.

Une plante neutrophile est donc une plante qui se développe mieux dans un sol au pH neutre (+/-7), ce sont les plus nombreuses. Il y a aussi des plantes acidophiles (qui aiment un pH bas ; <6) et des plantes alcalophiles (qui nécessitent un pH élevé, >9) ; d’où l’importance de bien connaitre son sol et son acidité lors du choix des plantes à y installer.

Nitrophile :
Wikipédia nous dit: En botanique, une nitrophyte (appelée aussi plante nitrophile ou nitratophile) est une plante qui demande des sols riches en nitrates (azote) ou en déchets organiques à minéralisation rapide (processus
microbiologiques édaphiques de décomposition et de nitrification), ou qui s’adaptent à ces milieux. C’est le cas de la grande ortie et de nombreuses plantes rudérales ou du champignon Clitocybe nitrophila par exemple. On appelle aussi parfois ces plantes des « pointeurs d’azote ». Avec la diffusion des engrais chimiques, ces plantes sont favorisées au détriment d’autres plantes appréciant moins l’abondance d’azote, ce qui contribue à réduire la
biodiversité.
Une espèce nitrocline préfère les sols ou les eaux assez riches en nitrates.

Les plantes comme le grand rumex (Rumex obtusifolius), le liseron des haies (Calystegia sepium), le géranium à feuilles rondes (Geranium rotundifolium), la grande ortie (Urtica dioica) sont des plantes nitrophiles. Ce sont des plantes bioindicatrices de sols saturés en azote et en potasse, qui indiquent, si elles sont en grand nombre, que le sol a été malmené et certainement régulièrement exposés aux engrais chimiques.

Rumex et orties indiquent un sol riche en nitrates.

Nodosité :
Wikipédia nous dit: Les nodosités ou nodules sont l’expression d’une symbiose rhizobienne se formant sur les racines de nombreuses espèces de plantes, notamment les Fabacées, sous l’action de bactéries du genre Rhizobium vivant en symbiose avec la plante. Les nodosités élaborées par l’actinomycète du genre Frankia sont appelées actinorhizes. Dans cette association symbiotique, la plante fournit les substances carbonées et les bactéries les substances azotées synthétisées à partir de l’azote atmosphérique. Cette symbiose permet à la plante de fixer l’azote atmosphérique grâce à l’enzyme nitrogénase synthétisée par la bactérie et dont les plantes eucaryotes sont dépourvues.

Encore une belle adaptation des plantes pour obtenir une ressource essentielle : l’azote.
Certaines plantes (comme toutes les Fabacées) se sont étroitement liées avec des bactéries (du genre Rhizobium) au point de les incorporer au sein même de leurs racines dans des cavités spéciales : les nodosités. Ces petites protubérances que vous pouvez voir sur les racines de vos plants de haricots (mais aussi de pois, fèves,…) sont le refuge de bactéries qui, en échange du sucre que la plante produit, prélèvent l’azote atmosphérique et le rendent assimilable pour la plante qui les héberge. Une association win-win !
Et lorsque la plante meurt, ses racines et ses nodosités se décomposent et libèrent cet azote qui profitera aux voisines, d’où l’importance de ne jamais arracher les racines de vos légumineuses…

Nodosités sur racine de haricot.

Nœud :
Wikipédia nous dit: En botanique, un nœud est une structure sur une tige à l’aisselle de laquelle se trouve un bourgeon. Les nœuds sont séparés les uns des autres par des entre-nœuds ;

Le nœud est le renflement de la tige d’où émergent les bourgeons. C’est au niveau de ces nœuds que peuvent se développer de nouvelles branches ou des …racines, car ils sont riches en cellules souches (non différenciées). Il est donc bon de savoir les repérer lorsque l’on taille ses arbres ou que l’on veut bouturer ses plantes!

Noeud.

Noyau :
Wikipédia nous dit: En botanique, un noyau est la partie centrale, dure, d’une drupe ou fruit à noyau ; parmi ceux-ci un noyau d’abricot.

Le noyau est la partie centrale des fruits à noyaux (drupes(*)), il contient l’amande, « embryon » de la future plante.
Un noyau est une bonne grosse graine bien protégée !

Noyeu de pêche et son amande.

NPK :
Wikipédia nous dit: Les engrais sont généralement caractérisés par leur teneur en NPK. NPK est un sigle qui signifie azote, phosphore et potassium, d’après leur symbole chimique. Ces éléments chimiques se retrouvent principalement dans les engrais, lesquels ont une composition variable adaptée aux besoins de chaque type de plantes.

N = Azote, P = Phosphore et K = Potassium, NPK ce sont les éléments principaux dont ont besoin les plantes et que l’on retrouve donc logiquement dans les engrais (*), qu’ils soient chimiques ou organiques.
Ce ne sont cependant pas les seuls éléments dont les plantes ont besoin, loin de là, il vaut mieux avoir un sol vivant et bien nourrit pour garantir aux plantes une bonne alimentation que de tuer la vie de son sol en abusant des engrais !

Azote, Phosphore, Potassium.

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