La pulmonaire 2


En ce début de printemps, je voulais faire un petit clin d’œil à une plante à mon goût trop méconnue : la pulmonaire (Pulmonaria  officinalis).

Cette vivace de la famille des Boraginacées  illumine des ses feuilles tachetées les coins d’ombre. Mellifère, ses fleurs, roses à l’éclosion et prenant une teinte bleutée au cours de leur développement, feront la joie des insectes dès la fin de l’hiver jusqu’au mois de mai.

Très facile à cultiver et rustique, cette plante se plait à la mi ombre, voir à l’ombre, dans un sol humifère et frais. Elle peut toutefois supporter des sécheresses temporaires mais n’appréciera pas un sol lourd et argileux. Elle se développe bien aux pieds des arbres dont elles s’adaptent à la concurrence des racines. Une fois installée, elle formera un bon couvre-sol  vigoureux et décoratif.

Sa plantation se fait de préférence à l’automne mais peut se poursuivre jusqu’au printemps hors période de gel. Mélangez du terreau à votre terre pour favoriser sa reprise et arrosez. L’arrosage continuera la première année, le temps d’une bonne implantation. En graines, semez en place au printemps pour obtenir une première floraison l’année suivante. Pour son entretien, vous pouvez retirer les fleurs fanées si vous le souhaitez, c’est juste une question d’esthétique… Si vous souhaitez la diviser, attendez la fin de la floraison. Vous pouvez alors diviser la motte en plusieurs petites que vous replanterez aussitôt avec un bon arrosage. La plante étant sensible à cette opération, elle va rapidement flétrir mais reprendra sa vigueur après l’arrosage.

La pulmonaire doit son nom aux tâches sur ses feuilles (évoquant un poumon « malade ») ainsi qu’à son utilisation pour les inflammations des bronches. Riche en mucilage, saponine et acide salicylique, elle a des propriétés expectorante, sudorifique, anti-inflammatoire et diurétique.
Pour lutter contre la toux, la bronchite et les maux de gorge grâce à ses propriétés expectorantes, émollientes et pectorales, utilisez-la en infusion. Pour ce faire, faites sécher rapidement les feuilles à l’ombre dans un endroit ventilé et mettez en une poignée par litre (2 cuillères à café par tasse) d’eau bouillante. Laissez infuser 10 minutes avant de boire à raison de trois tasses par jour. Etant également sudorifique, diaphorétique et diurétique, elle facilite en même temps l’élimination des toxines et de l’urine de l’organisme.

En cuisine, ses feuilles peuvent se consommer crue (en salade) ou cuite (à la vapeur, en beignets,…). Ses fleurs se consomment quant à elles crues (pour colorer les salades) ou en infusion.

Omelette à la pulmonaire:
3 grosses poignées de jeunes feuilles, 1 oignon, huile d’olive, 3 œufs, gruyère râpé, feuilles de thym, une gousse d’ail.
Faire dorer l’oignon haché, ajouter les feuilles de pulmonaire hachées finement, laisser cuire doucement. Pendant ce temps, préparez l’omelette avec œufs, gruyère et ail écrasé. Versez sur les feuilles, mélangez, et cuisez à votre goût. En fin de cuisson, ajoutez un peu de thym.

Beignets de feuilles de pulmonaire:
farine, eau et feuilles de pulmonaire aplaties par deux (dos à dos), huile de friture.
Mélanger l’eau et la farine jusqu’à obtenir la consistance d’une pâte à crêpe épaisse. Faire chauffer une bassine d’huile de friture. Tremper les feuilles dans la pâte et les plonger dans la friture; dès que le beignet est croustillant, le retirer et déguster.

N’hésitez pas à adopter cette belle plante dans votre jardin, elle vous éblouira dès le printemps et fera le bonheur des insectes mellifères !

Harmony.


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2 commentaires sur “La pulmonaire

  • Bernadette

    Bonjour. J en ai 2 petites plantes chez moi à Antheit . Elles sont en fleurs. Il devrait y en avoir plus chez mon papa. Voulez vous que je vous en procure si j’en vois quand j’irai, lundi prochain ? Bernadette.

    • Harmony Auteur de l’article

      Bonjour Bernadette,
      vous feriez une heureuse! Et je suis sûre que vous trouverez une contrepartie dans mes graines et boutures 😉